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Kudriakova
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Je m'appelle Olga et j'adore la musique. J'en fais depuis toujours et je jouerai aussi longtemps que je le pourrai.
Invitez-moi à jouer ! En solo ou avec orchestre.
Si vous êtes chanteur/chanteuse, je pourrais vous proposer un programme intéressant à préparer avec vous.

Programmes offerts
Impressions francaises
Olivier Messiaen - Première communion de la Vierge
Jean-Philippe Rameau - Suite en sol majeur/ mineur, RCT 6
---- entracte -----
Claude Debussy - Children's Corner
Maurice Ravel - La valse

Ce concert tisse un parcours dans la musique française, mêlant ferveur spirituelle, élégance baroque, tendresse impressionniste et vertige orchestral. Il s’ouvre avec « Première communion de la Vierge » d’Olivier Messiaen, extrait des Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus. Dans cette page d’une douceur mystique, le temps semble suspendu : le piano devient prière, silence, lumière. Retour ensuite au XVIIIe siècle avec la Suite en sol majeur et sol mineur, RCT 6 de Jean-Philippe Rameau, où l’on découvre le raffinement et la vivacité du clavecin transposés au piano. Entre danses nobles et couleurs galantes, le geste baroque prend vie sous les doigts du pianiste. Claude Debussy nous ramène à l’intimité de l’enfance avec « Children's Corner », une suite pleine de charme, d’ironie et de tendresse. Derrière la légèreté des jeux, perce la délicate mélancolie d’un monde vu à hauteur d’enfant. Enfin, le concert culmine avec « La Valse » de Maurice Ravel, vertigineux poème chorégraphique. Ce tourbillon sonore, hommage et déconstruction du genre viennois, nous entraîne dans une danse hypnotique où éclat et effondrement se côtoient.
Romantisme. Devenir et transcendance
F. Schubert. 4 Impromptus, op. 90
R. Wagner – F. Liszt. Overture «Tristan et Isolde»
---- entracte -----
F. Liszt. Sonate en si-mineur
F. Nietzsche. «Da geht ein Bach», «Das Fragment an sich» , «Vorspiel», «So lach doch mal»
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Le programme présente des œuvres de l’époque romantique, depuis Schubert — que l’on considère généralement comme le premier compositeur romantique — jusqu’au romantisme tardif, voire même au postromantisme de Richard Wagner. L’opus 90 est sans aucun doute l’une des dernières compositions de Schubert. Ce fut également la dernière œuvre que j’ai apprise et jouée en Russie, alors que la guerre avait déjà commencé et que l’on comprenait qu’elle ne se terminerait pas rapidement. Cet opus est devenu pour moi une expérience profondément intime. Le romantisme tardif est indissociable de la pensée philosophique allemande. La complexité croissante du langage harmonique et des processus de développement conduit à la destruction des formes musicales classiques et à l'émergence de structures musicales plus libres. La Sonate en si mineur de Liszt en est un des meilleurs exemple. Son incroyable densité sémantique impose ses propres règles et défie toute structure préexistante. Le fond façonne la forme ; le génie de Liszt trouve avec élégance un équilibre entre espace et temps, affranchi de toute contrainte. La Sonate en si mineur, l’ouverture de "Tristan et Isolde" et les miniatures pianistiques de Nietzsche relèvent d’un même espace mental, d’une même esthétique. Oui, je ne me suis pas trompé, Friedrich Nietzsche écrivait de la musique. Wagner, Liszt et Nietzsche sont des figures d’une même époque et d’une même Europe. Pour le ressentir, imaginez un Montréal où, d’une manière ou d’une autre, tout le monde se connaît. Nietzsche et Wagner furent amis de 1868 à 1872 : pas de simples connaissances, mais de véritables amis, qui finirent par se brouiller. Wagner était marié à Cosima, la fille de Liszt. C'était une époque de grands débats. L’opéra de Wagner Tristan et Isolde fut un scandale. On peut dire avec certitude qu’aucune œuvre de l’industrie cinématographique n’a jamais suscité autant de haine et d’idolâtrie. L’opéra " Tristan et Isolde " est devenu un élément incontournable du répertoire, et l’ouverture ainsi que la scène finale sont souvent exécutées séparément et sont devenues des symboles d’exaltation et de folie du désir. Si vous ne supportez pas l’opéra, regardez Melancholia de Lars von Trier. Il y utilise le magnétisme de la musique de Wagner pour transmettre la sensation d’attraction et d’inéluctable : elle est si puissante que nous ressentons presque physiquement le rapprochement fatal entre deux planètes.
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